
Manga Story
Panel 1 (Full-width splash, establishing shot) Wide exterior view of Blackspire Keep at night, snow falling gently. A lone rider (Lady Seraphine in dark cloak) approaches the gates on horseback. Caption (top): "Midnight. The eve of his nameday." SFX: clip-clop… clip-clop… Panel 2 (Medium shot) Seraphine dismounts in the courtyard. Servants scatter in fear at her expression—eyes narrowed, lips pressed thin. Close-up inset on her face: subtle disgust already flickering. Thought bubble (small): …I only wished to surprise him. Panel 3 (Tall vertical panel) Seraphine strides down a torch-lit corridor, riding crop dangling loosely. Her boots echo. Background: shadows stretch long. SFX: thud… thud… thud… Panel 4 (Wide panel, door POV) The heavy solar door creaks open. Warm candlelight pours out. Foreground: Seraphine's silhouette in the doorway, cloak billowing slightly. Inside: chaotic bed scene just visible—bare limbs, tangled sheets, laughter frozen mid-breath. Panel 5 (Large panel, reveal) Full interior shot of the decadent bedroom: massive four-poster bed, candles guttering, furs and silks strewn everywhere. Center: Fat Lord Fortinbras sprawled naked, belly shining with sweat, surrounded by four equally naked noblewomen (two mother-daughter pairs: Mirene & Celine Varnholt; Elira & Lyssia Drayce). They freeze, eyes wide in horror. Under the bed: two more half-hidden girls in shifts, peeking out in terror. SFX: gasp! Panel 6 (Close-up on Seraphine) Tight on her face—eyes half-lidded, upper lip curled in revulsion. No shout. Just quiet, visceral disgust. A single bead of sweat rolls down her temple (not from anger—from sheer distaste). Thought bubble: …This… is what my husband chooses. Panel 7 (Medium group shot) The women scramble in panic: sheets tear, bare feet slap stone, arms cover themselves. Mirene clutches fabric; Celine bolts; Elira drags her daughter. The two under-bed girls crawl out, red-faced, fleeing past Seraphine like rats. Background: Fortinbras wheezes, trying to sit up, belly jiggling pathetically. Panel 8 (Over-the-shoulder from Seraphine) She stands motionless. View past her shoulder: the fleeing women disappear down the hall. Fortinbras in foreground, small and ridiculous on the ruined bed, mouth open in excuse. His speech bubble (stammering): "S-Seraphine… my love… this is—" Panel 9 (Extreme close-up on Seraphine) Her eyes only—cold, contemptuous pupils reflecting candle flames. No dialogue. Just a slow, deliberate blink of disgust. SFX: soft … Panel 10 (Medium shot) Seraphine steps forward one pace. She reaches out slowly and plucks a long auburn hair (Mirene's) from his damp chest. Holds it up between thumb and forefinger like something diseased. Her expression: lip curled further, nostrils slightly flared. Panel 11 (Tight two-shot) Close on Fortinbras's face—sweat pouring, small eyes darting, pleading. Inset panel (small): Seraphine's mouth, corners turned down in pure revulsion. Her dialogue (quiet, flat): "You are… disgusting." Panel 12 (Full-page splash, final blow) Seraphine turns her back and walks out, cloak swirling. The door begins to close behind her. Foreground: Fortinbras alone on the wrecked bed, naked, small, surrounded by cooling candles and the stench of his own excess. His face: crumpled in shame. Background fades to black around the edges. Caption (bottom, small text): She feels no fury. Only nausea. SFX: click (door shutting) (End scene.)






















![[ CHAPITRE 1 : LE SILENCE DE L'ORBE ]
(Ici, on switch direct dans les yeux de Shin, à la première personne)
Mon nom est Shin. J'ai dix ans, et aujourd'hui, c'est le jour de ma cérémonie d'éveil.
Contrairement aux autres kids du village qui courent partout en criant et en pariant sur le genre de créature qu'ils vont avoir, moi, je marche à l'arrière de la file. J'ai un nœud dans l'estomac gros comme un camion. Depuis que je suis tout petit, tout le monde me dit qu'ils entendent leur esprit chuchoter dans leurs rêves.
Moi ? C'est le silence radio total. Le vide.
Les grandes portes en bois de l'église s'ouvrent dans un grincement sinistre. Au fond de la salle, posé sur un autel, l'Orbe d'Éveil brille d'une lueur mystique. C'est là que mon calvaire commence.[ CHAPITRE 1 : LE SILENCE DE L'ORBE (Suite) ]
L'odeur d'encens et de vieux tapis flottait dans l'air lourd de l'église. Au bout de l'allée centrale, le prêtre en chef, un vieil homme à la barbe blanche et au regard sévère, nous attendait devant l'autel.
— Avancez en rang ! Pas de niaisage ! cria-t-il d'une voix qui résonnait sur les murs de pierre.
La file avançait lentement. À chaque fois qu'un flo touchait l'orbe, la magie opérait.
Boom ! Une lueur verte, et un faucon de vent apparaissait.
Boom ! Une lueur de terre, et un golem miniature en roche se mettait à marcher à côté d'une petite fille.
Tout le monde trippait. Sauf moi. Plus la file avançait, plus j'avais le goût de cracher mon déjeuner tellement j'étais stressé.
— Suivant ! Shin ! lança le prêtre en me fixant avec ses yeux froids.
Les chuchotements s'arrêtèrent d'un coup sec. Même les enfants déjà éveillés se retournèrent pour me regarder. Je m'avançai, les jambes en coton, sentant le poids de tous les regards dans mon dos. Arrivé devant l'Orbe d'Éveil, la sphère de cristal flottait doucement, brillant d'une faible lumière bleutée.
« S'il vous plaît, n'importe quoi... juste une étincelle », j'ai pensé en fermant les yeux.
Je pris une grande respiration et je posai mes deux mains moites sur le verre froid.
Pendant une seconde, rien. Deux secondes. Cinq secondes.
L'orbe, qui brillait depuis le début de la journée, s'est mis à trembler. Mais au lieu de flasher une couleur magique, la lumière bleutée s'est éteinte. Complètement. Le cristal est devenu noir et opaque comme du charbon, avant de redevenir un simple morceau de vitre mort.
Pas d'esprit. Pas de pouvoir. Rien que le silence de mort qui tomba sur l'église.
Le prêtre recula d'un pas, la face blême, échappant presque son grimoire.
— C'est... c'est impossible, chuchota-t-il, la voix tremblante de dégoût. L'orbe refuse son énergie. Ce garçon est... vide. Il n'a pas d'âme sœur spirituelle. C'est un Maudit !
Le mot a résonné comme un coup de fouet. Dans la foule, les murmures ont repris, mais cette fois, c'étaient des insultes et des regards pleins de mépris. À dix ans, ma vie venait officiellement de se faire raser par le destin.](https://media.mangaai.com/349d0716-f811-46f3-9285-0b93b13870ac.png)


















